Cet ensemble de paysage se singularise par le fait qu’il ne forme qu’une petite partie du Tanneron et de l’Estérel, dont la majeure partie se situe dans le département du Var. Les deux unités de paysages sont donc en continuité des unités de paysages du département voisin : le massif du Tanneron et de la Colle du Rouet (UP n°20) et L’Estérel (UP n°10). Elles se distinguent par leur géologie avec des roches grises pour le Tanneron et des roches rouges brique pour l’Estérel. À l’est, la limite est marquée par le changement de topographie très nette entre les massifs et la plaine de la Siagne.
Les massifs de l’Estérel et du Tanneron, bien que voisins, présentent des histoires géologiques distinctes qui ont façonné leurs paysages actuels.
Les massifs du Tanneron et de l’Estérel, situés dans les Alpes-Maritimes, forment un vaste domaine naturel où les milieux forestiers dominent le paysage, couvrant près de 90 % du territoire. Ces étendues boisées, composées de forêts denses, de maquis et de garrigues, s’étendent des crêtes escarpées jusqu’aux littoraux
rocheux, offrant une mosaïque de paysages façonnés par le climat méditerranéen, la géologie volcanique et l’action de l’homme. Entre chênaies vertes, pinèdes, et végétation exubérante, ces massifs abritent une biodiversité remarquable, tout en portant les stigmates des incendies et des introductions d’espèces exotiques.
Avant les années 1960, les massifs de l’Estérel et du Tanneron étaient enclavés, traversés par seulement quelques axes routiers historiques qui en contournaient les reliefs escarpés plutôt que de les franchir. La
corniche de l’Estérel, tracée entre Mandelieu-la-Napoule et Saint-Raphaël, constituait la principale voie de communication côtière, serpentant au pied des falaises rouges et offrant des vues spectaculaires sur la Méditerranée.
Le Tanneron maralpin se caractérise par un massif boisé compris entre 10 et 450m d’altitude sur environ 2,5km d’épaisseur. Le massif est entaillé de plusieurs vallons abrupts qui affluent vers la Siagne. Les forêts de mimosa illuminent les versants ensoleillés en vastes étendues jaunes l’hiver, tandis que les chênaies et les garrigues occupent les sols acides et les ubacs. Au sud de l’unité, les reliefs accidentés du Tanneron n’ont pas suffi à limiter l’urbanisation des pentes de Mandeulieu-la-Napoule qui s’offrent de remarquables vues sur la mer et le Golfe de la Napoule. Au nord, l’urbanisation de Peymeinade s’est installée sur les secteurs relativement plats en surplomb de la vallée de la Siagne. Si le massif du Tanneron se trouve majoritairement dans le département du Var, ses dernières pentes orientales donnant sur la vallée de la Siagne s’inscrivent dans les Alpes-Maritimes. Cette unité est donc partagée avec le département voisin et s’inscrit en continuité de l’unité n°20 de l’Atlas des paysages du Var (Les massifs du Tanneron et la Colle du Rouet).
Les limites de l’unité sont motivées par le relief, en particulier le début de la plaine de la Siagne à l’est. Elle est partagée en deux parties : au nord les versants de Peymeinade en rive gauche de la Siagne, au sud les versants de Mandelieu et de Pégomas en rive droite de la Siagne, et au centre, le bourg perché d’Auribeau-sur-Siagne.
De profonds vallons
boisés qui entaillent
les pentes.
Des cultures de mimosas
et d'eucalyptus qui s'insèrent
dans les pentes bien exposées.
Des routes-paysages
en balcon sur la mer.
Une urbanisation diffuse
qui occupe les pentes.
L'autoroute A8
en pied de massif.
2020
1967
Développement d’un domaine floricole dans le massif du Tanneron, sur les pentes de Pégomas.
Le Massif de l’Estérel maralpin se caractérise par l’omniprésence de la couleur lie-de-vin de la roche qui se rencontre aussi bien dans les aiguilles rocheuses que dans l’architecture vernaculaire. Il se distingue du Tanneron par sa géologie ancienne et singulière et par son caractère littoral. Plusieurs sommets comme les Grosses Grues ou le Mont Théoule offrent en effet des belvédères naturels sur la Méditerranée et les criques aux eaux turquoise.
Si le massif de l’Estérel se trouve majoritairement dans le département du Var, ses dernières pentes orientales s’inscrivent dans les AlpesMaritimes. Cette unité est donc partagée avec le département voisin et s’inscrit en continuité de la n°10 de l’Atlas des paysages du Var (L’Estérel). Les limites nord de l’unité sont motivées par la nature de la roche ainsi que par le vallon de l’Argentière (entre N7 et l’autoroute A8 qui contourne le massif).
2020
1950
2023
1951
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⟩ Grands ensembles et unités ⟩ 14. Les massifs de l’Estérel et du Tanneron