14. Les massifs de l’Estérel et du Tanneron

Fiche d'identité des massifs de l'Estérel et du Tanneron

Limites paysagères

Cet ensemble de paysage se singularise par le fait qu’il ne forme qu’une petite partie du Tanneron et de l’Estérel, dont la majeure partie se situe dans le département du Var. Les deux unités de paysages sont donc en continuité des unités de paysages du département voisin : le massif du Tanneron et de la Colle du Rouet (UP n°20) et L’Estérel (UP n°10). Elles se distinguent par leur géologie avec des roches grises pour le Tanneron et des roches rouges brique pour l’Estérel. À l’est, la limite est marquée par le changement de topographie très nette entre les massifs et la plaine de la Siagne.

EPCI concernées

Communes concernées

Le massif du Tanneron

Le massif de l'Estérel

Fondements du paysage

Reliefs et paysages

Des reliefs puissants qui marquent la limite du département

Pointe de l'Aiguille à Théoule-sur-Mer.
La côte rocheuse de l’Estérel, dans les Alpes-Maritimes, se distingue par ses falaises abruptes et ses caps aux formes spectaculaires, où la roche rouge, d’origine volcanique, plonge directement dans les eaux turquoise de la Méditerranée. Entre Anthéor (dans le Var) et Théoule-sur-Mer, les Pointes de l’Aiguille, de la Galère et de l’Esquillon découpent le littoral en une succession de promontoires escarpés, sculptés par l’érosion et les vagues.

Géologie et paysages

L’Estérel et le Tanneron, deux histoires géologiques distinctes​

Sommet Pelet depuis le Mont-Saint-Martin. ©JérémieB

Les massifs de l’Estérel et du Tanneron, bien que voisins, présentent des histoires géologiques distinctes qui ont façonné leurs paysages actuels.

Hydrographie et paysages

Un réseau hydraulique géré avec le département du Var

La Siagne à Auribeau-sur-Siagne.
Le réseau hydrologique des massifs de l’Estérel et du Tanneron se distingue en deux grands bassins versants : celui de la Siagne avec tous ses petits affluents venant du Tanneron et celui des petits fleuves côtiers de l’Estérel.

Milieux naturels et paysages

Des paysages dominés par la forêt​

Chênes liège dans le Parc départemental du San Peyre en 2013. © Archives départementales des Alpes-Maritimes - 3 Num 20130418-21.

Les massifs du Tanneron et de l’Estérel, situés dans les Alpes-Maritimes, forment un vaste domaine naturel où les milieux forestiers dominent le paysage, couvrant près de 90 % du territoire. Ces étendues boisées, composées de forêts denses, de maquis et de garrigues, s’étendent des crêtes escarpées jusqu’aux littoraux
rocheux, offrant une mosaïque de paysages façonnés par le climat méditerranéen, la géologie volcanique et l’action de l’homme. Entre chênaies vertes, pinèdes, et végétation exubérante, ces massifs abritent une biodiversité remarquable, tout en portant les stigmates des incendies et des introductions d’espèces exotiques.

Agriculture et paysages

Une agriculture discrète dominée par la production de fleurs coupées

Parcelle d'eucalyptus au premier plan et de mimosa au second plan sur les pentes du Tanneron.
Les paysages agricoles des massifs de l’Estérel et du Tanneron, dans les Alpes-Maritimes, se distinguent par leur faible emprise sur des territoires dominés par la forêt et les reliefs escarpés. L’Estérel, avec ses pentes rocheuses et son couvert forestier dense, ne compte aucune surface agricole significative, l’activité humaine s’y limitant à la sylviculture et au tourisme.

Urbanisation et paysages

Une frange côtière tout aussi convoitée que les pentes bien exposées de l'arrière‑littoral

Urbanisation de Mandelieu-la-Napoule depuis Théoule-sur-Mer : une frange côtière très convoitée.
Les massifs de l’Estérel et du Tanneron, dans les Alpes-Maritimes, présentent des dynamiques d’urbanisation contrastées, reflétant à la fois la pression foncière côtière et l’évolution récente des paysages de l’arrière-pays. Sur le littoral de l’Estérel, l’urbanisation s’étire sans interruption le long de la corniche, depuis La Napoule jusqu’à la limite départementale, où les résidences, les hôtels et les infrastructures touristiques se sont imbriqués dans un paysage dominé par les roches rouges et les pins maritimes.

Routes et paysages

Des voies de communication historiques

Chantier de construction de l'autoroute A8 dans le massif de l'Estérel en juin 1960. ©Archives départementales des Alpes-Maritimes, 22 Fi 670602001

Avant les années 1960, les massifs de l’Estérel et du Tanneron étaient enclavés, traversés par seulement quelques axes routiers historiques qui en contournaient les reliefs escarpés plutôt que de les franchir. La
corniche de l’Estérel, tracée entre Mandelieu-la-Napoule et Saint-Raphaël, constituait la principale voie de communication côtière, serpentant au pied des falaises rouges et offrant des vues spectaculaires sur la Méditerranée.

Unité de paysage N°14.1

Le massif du Tanneron

Caractéristiques

de l'unité de paysage

Unité paysagère : le massif du Tanneron.

Le Tanneron maralpin se caractérise par un massif boisé compris entre 10 et 450m d’altitude sur environ 2,5km d’épaisseur. Le massif est entaillé de plusieurs vallons abrupts qui affluent vers la Siagne. Les forêts de mimosa illuminent les versants ensoleillés en vastes étendues jaunes l’hiver, tandis que les chênaies et les garrigues occupent les sols acides et les ubacs. Au sud de l’unité, les reliefs accidentés du Tanneron n’ont pas suffi à limiter l’urbanisation des pentes de Mandeulieu-la-Napoule qui s’offrent de remarquables vues sur la mer et le Golfe de la Napoule. Au nord, l’urbanisation de Peymeinade s’est installée sur les secteurs relativement plats en surplomb de la vallée de la Siagne. Si le massif du Tanneron se trouve majoritairement dans le département du Var, ses dernières pentes orientales donnant sur la vallée de la Siagne s’inscrivent dans les Alpes-Maritimes. Cette unité est donc partagée avec le département voisin et s’inscrit en continuité de l’unité n°20 de l’Atlas des paysages du Var (Les massifs du Tanneron et la Colle du Rouet).

Les limites de l’unité sont motivées par le relief, en particulier le début de la plaine de la Siagne à l’est. Elle est partagée en deux parties : au nord les versants de Peymeinade en rive gauche de la Siagne, au sud les versants de Mandelieu et de Pégomas en rive droite de la Siagne, et au centre, le bourg perché d’Auribeau-sur-Siagne.

Valeurs spécifiques

de l'unité de paysage

Les principales valeurs paysagères du massif du Tanneron portent sur :

Dynamiques d'évolution

de l'unité de paysage

Les principales dynamiques d'évolution des paysages du massif du Tanneron portent sur :

2020
1967

Développement d’un domaine floricole dans le massif du Tanneron, sur les pentes de Pégomas.

2023
1970

Urbanisation des pentes du Tanneron aux abords de l’autoroute A8 à Mandelieu-la-Napoule (Vallon de la Théoulière).

2026
1900

Vue sur la campagne d’Auribeau-sur-Siagne et ses cultures (1900). ©Archives départementales des Alpes-Maritimes – 60 Fi 1367

Enjeux majeurs

de l'unité de paysage

Les enjeux majeurs de paysage du massif du Tanneron portent sur :

Parcelles plantées d’eucalyptus à proximité d'Auribeau-sur-Signe : les différents stades de végétation morcellent les versants.
Terres cultivées sur les berges de la Siagne à Auribeau-sur-Siagne.

Unité de paysage N°14.2

Le massif de l'Estérel

Caractéristiques

de l'unité de paysage

Unité paysagère : le massif de l'Estérel.

Le Massif de l’Estérel maralpin se caractérise par l’omniprésence de la couleur lie-de-vin de la roche qui se rencontre aussi bien dans les aiguilles rocheuses que dans l’architecture vernaculaire. Il se distingue du Tanneron par sa géologie ancienne et singulière et par son caractère littoral. Plusieurs sommets comme les Grosses Grues ou le Mont Théoule offrent en effet des belvédères naturels sur la Méditerranée et les criques aux eaux turquoise. 

Si le massif de l’Estérel se trouve majoritairement dans le département du Var, ses dernières pentes orientales s’inscrivent dans les AlpesMaritimes. Cette unité est donc partagée avec le département voisin et s’inscrit en continuité de la n°10 de l’Atlas des paysages du Var (L’Estérel). Les limites nord de l’unité sont motivées par la nature de la roche ainsi que par le vallon de l’Argentière (entre N7 et l’autoroute A8 qui contourne le massif).

Valeurs spécifiques

de l'unité de paysage

Les principales valeurs paysagères du massif de l'Estérel portent sur :

Dynamiques d'évolution

de l'unité de paysage

La principale dynamique d'évolution des paysages du massif de l'Estérel portent sur :

2020
1950
Urbanisation du quartier de Miramar à Théoule-sur-Mer.
2023
1951
Urbanisation des pentes, conquête d’espaces sur la mer, reconquête forestière et fermeture des paysages naturels à Théoule-sur-Mer.

Enjeux majeurs

de l'unité de paysage

Les enjeux majeurs de paysage du massif du l'Estérel portent sur :

Édifice hors d'échelle sur une ligne de crête.
Paysage architectural des années 1970 (architecte Jacques Couëlle), avec une urbanisation littorale en corniche, caractéristique des années d’avant la loi Littoral. Le projet résidentiel, contesté, est aujourd'hui labellisé « Patrimoine architectural XXe siècle ». ©oppvlm
Le Palais des Bulles, conçus par l'architecte hongrois Antti Lovag dans les années 1970, se distingue par ses formes organiques et ses volumes arrondis, inspirés de l'architecture futuriste. Intégré dans un parc arboré, il dialogue avec le relief escarpé et la végétation méditerranéenne.
Trottoir étroit et non ombragé sur la route départementale 6098.

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