Le bassin de la Siagne, niché entre les Préalpes d’Azur et la Méditerranée, offre une variété de reliefs et de paysages qui en font un territoire à la fois diversifié et harmonieux. De la grandeur imposante des falaises calcaires à l’étendue apaisante de la plaine littorale en passant par les douces ondulations des collines, chaque élément de ce socle crée les fondements de l’installation des hommes sur ce territoire.
À la fin du XVIIIᵉ siècle, le pays de Grasse est prospère grâce à ses terres fertiles et son climat toujours ensoleillé. L’abbé Expilly décrit en 1794 la ville comme « bien peuplée, fort riche, bâtie sur une hauteur dans une contrée agréable et très fertile en fruits délicieux et en huile d’olive ». « Les terres cultivables étaient disposées en planches parallèles, étayées au moyen de murs en pierre sèche et formant un immense amphithéâtre de jardins suspendus. On y cultivait l’oranger, le citronnier, le rosier, le cassis, le jasmin, la tubéreuse et d’autres plantes aromatiques. Mais l’arbre dominant était l’olivier, dont l’espèce, paraît-il magnifique et plantée très serrée, couvrait la plus grande partie du terrain disponible. Du blé et des légumes étaient semés dans les intervalles tandis que les pieds de vigne croissaient le long des murs. Il n’y avait pratiquement pas de pâturages, donc très peu de fumier. Les terres étaient minutieusement et profondément travaillées à main d’homme avec la bêche. »
Avant le XXᵉ siècle, le bassin de la Siagne était sillonné par un réseau de chemins anciens, hérités des époques romaine, médiévale et moderne. Les voies muletières, comme celle reliant Grasse à Cannes, servaient au transport des marchandises — huile d’olive, vin, fleurs, bois — et des voyageurs. Ces chemins, souvent étroits et sinueux, épousaient les courbes du relief, traversant les vallons boisés, les garrigues et les villages perchés, sans jamais briser l’harmonie des paysages.
Les collines de Grasse occupent toutes les pentes ondulées du Piémont. Limité au nord par la ligne des Baous calcaires, les pentes sont aujourd’hui très fortement urbanisées, dominées par la ville de Grasse accrochée à un éperon rocheux. Les villages du Tignet, de Spéracèdes et de Cabris s’alignent sur cette altitude, préservant leur silhouette urbaine et dominant la cuvette de Peymeinade. Isolé, le vieux village de Mougins, campé sur sa colline, dessine une silhouette remarquable dans les pentes bâties.
2023
1946
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2008
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Vers 1900
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1924
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1923
Durcissement du port de Cannes au niveau de la promenade Pantiero (création d’une plateforme et d’un stationnement dans l’espace portuaire). Les platanes qui couvraient l’ensemble des allées de la Liberté ont été taillés de façon excessive et, ainsi, condamnés. Ils sont désormais replantés.
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Mandelieu.
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