11. Sous les corniches

Fiche d'identité sous les corniches

Limites paysagères

Cet ensemble de grand paysage se singularise par son littoral rocheux et très abrupt avec des horizons montagneux très proches, la Grande Corniche et le Mont Agel. Les deux unités de paysage au sein de cet ensemble se distinguent par les deux baies que la côte délimite : la côte de Beaulieu à l’ouest délimitée par le Cap de Nice et à l’Est par le Cap d’Ail et la baie de Monte-Carlo, à l’ouest, qui court du Cap d’Ail au Cap Martin.

EPCI concernées

Communes concernées

Fondements du paysage

Reliefs et paysages

Un horizon montagneux au contact de la mer

La Grande Corniche au-dessus d’Èze.

S’étirant du Cap Boron jusqu’au Cap Martin, la Grande Corniche offre un paysage de crêtes et de sommets qui domine la Méditerranée, dessinant une frontière naturelle entre la mer et les premiers contreforts des Alpes-Maritimes. Ce relief, à la fois sauvage et accessible, est marqué par des sommets emblématiques et une ligne de crête spectaculaire, où se mêlent panoramas vertigineux, histoire géologique et patrimoine humain.

Géologie et paysages

Une roche partout présente mais fragile

Protection par filets en amont de la Haute Corniche.

La Grande Corniche, qui s’étire entre Nice et Menton, est un témoin géologique remarquable des forces tectoniques et de l’érosion qui ont modelé les Alpes-Maritimes. Les affleurements rocheux qui dominent la Grande Corniche sont principalement composés de calcaires datés du Jurassique et du Crétacé. Ces roches, formées il y a entre 200 et 65 millions d’années dans des mers chaudes et peu profondes, se sont accumulées sous forme de sédiments carbonatés, avant d’être soulevées et plissées lors de la formation des Alpes.

Hydrographie et paysages

Une eau rare et captée

Vallon boisé au-dessus de Beaulieu-sur-Mer.

Les cours d’eau qui descendent des versants de la Grande Corniche sont, pour la plupart, de petits fleuves côtiers, tantôt permanents, tantôt intermittents, selon les saisons. En période de pluies intenses, notamment en automne, ces ruisseaux et torrents se gonflent brutalement, charriant des sédiments et des débris depuis les hauteurs jusqu’à la mer.

Milieux naturels et paysages

Des paysages agricoles résiduels face à l’expansion urbaine

Parc naturel départemental de la Grande Corniche.

Au regard des pentes très fortes (45 à 55%) et de l’affleurement des roches calcaire, le territoire n’était pas propice au développement agricole. Et pourtant la lecture des photos aériennes de 1950 montre un certain nombre de parcelles autour des villages d’origine d’Èze, de Villefranche ou Beaulieu, et dans une moindre mesure de Roquebrune.

Agriculture et paysages

Trois secteurs agricoles façonnés par l'altitude et le climat

Aux abords de Monaco, les parcelles agricoles terrassées sont progressivement urbanisés ou laissés à la friche.
Les versants de la Bévéra et les pentes de la baie de Menton offrent un paysage agricole diversifié, façonné par l’altitude et le climat. De l’élevage pastoral des sommets aux cultures méditerranéennes des terrasses ensoleillées, chaque secteur révèle une adaptation des hommes à leur environnement.

Urbanisation et paysages

L'Eldorado de la côte d’Azur

Sur-Densité urbaine à Monaco.

Historiquement, seuls les villages perchés (comme Èze, La Turbie ou Roquebrune) ou les bourgs de pêcheurs (comme Villefranche-sur-Mer ou Beaulieu) s’étaient installés là où la topographie le permettait : sur des éperons rocheux, dans des criques abritées, ou le long des fonds de vallons moins pentus.

Routes et paysages

Une histoire des routes liées à l’expansion urbaine

Basse Corniche à Èze : une route paysage ouverte sur la mer mais pas de piste cyclable et trottoir étroit.

Les Corniches (basse, moyenne et haute) forment un réseau légendaire, chaque trajet offrant une vision particulière sur le paysage. La Basse Corniche, la plus ancienne et la plus proche de la mer, serpente entre rochers et littoral, reliant les villes littorales légèrement au-dessus des plages et du bord de mer. Construite dès le XIXe siècle, elle était autrefois le seul chemin praticable pour relier Nice à Monaco, un parcours périlleux où les diligences devaient slalomer entre les falaises et les embruns.

Unité de paysage N°11.1

La côte de Beaulieu

Caractéristiques

de l'unité de paysage

Unité paysagère : la côte de Beaulieu

Les reliefs singuliers des Corniches, marqués par une ligne de crête qui culmine à environ 600m d’altitude, plongent dans la mer de façon abrupte (en particulier entre Beaulieu-sur-Mer et le Cap d’Ail). À l’ouest de l’unité de paysage, du Mont Boron au Cap Ferrat, les pentes de Villefranche-sur-Mer présentent un replat et un relief adouci. De nombreux fleuves côtiers taillent les falaises calcaires et s’enfoncent profondément en vallons étroits.

Valeurs spécifiques

de l'unité de paysage

Les principales valeurs paysagères de la côte de Beaulieu portent sur :

Dynamiques d'évolution

de l'unité de paysage

Les principales dynamiques d'évolution de la côte de Beaulieu portent sur :

2023
1954

Xxxx

2024
1950
Artificialisation importante du port de Saint-Jean-Cap-Ferrat avec l’essort du port de plaisance.
2023
1950
L’extention du port de Saint-Jean-Cap-Ferrat entre en contradiction par son échelle, ses matériaux et ses formes à la naturalité des côtes rocheuses du Cap Ferrat. © Ohms 2023.

Enjeux majeurs

de l'unité de paysage

Les enjeux majeurs de paysage de la côte de Beaulieu portent sur :

Certains tronçons de routes sont dangereux pour les cyclistes.
Bien que cette opération de logements à Èze est un peu complexe et a artificialisé une grande parcelle sur les rives du vallon de l'Ibac, elle a su s'insérer discretement dans la pente et laisser des vues dégagées sur le village depuis la route M46.

Unité de paysage N°11.2

La baie de Monte‑Carlo

Caractéristiques

de l'unité de paysage

Unité paysagère : la baie de Monte-Carlo

La baie de Monte-Carlo s’inscrit dans un cadre géographique spectaculaire, marqué par la côte la plus abrupte des Alpes-Maritimes. Ici, le littoral urbanisé est immédiatement dominé par le Mont Agel, qui s’élève à plus de 1 100 mètres d’altitude à seulement trois kilomètres de la mer, créant un dénivelé exceptionnel.

Dynamiques d'évolution

de l'unité de paysage

Les principales dynamiques d'évolution de la baie de Monte‑Carlo portent sur :

2020
1923

Cent ans plus tard, les terrasses de Roquebrune-Cap-Martin ont été entièrement construites. Un hôtel s’est installé sur un éperon rocheux vertigineux.

2025
2019
À la frontière de Monaco, l’évolution récente des paysage est spectaculaire. De nouveaux immeubles massifs se sont implantés sur des terrasses habitées de petites maisons, et ont artificialisé les pentes du vallon.
2022
1921

Monaco s’est métamorphosé en cent ans, notamment avec l’apparition de gratte-ciels, de yachts qui bouleversent les échelles et la perception de ce paysage littoral.

2024
2011
L’évolution récente des paysages porte sur les gains territoriaux spectaculaires du nouveau quartier de la Mareterra sur la mer.

Enjeux majeurs

de l'unité de paysage

Les enjeux majeurs de paysage de la baie de Monte‑Carlo portent sur :

Des vues sur la mer qui se raréfient à mesure que l'urbanisation gagne le long des voies et prend de la hauteur.
L'avenue Agerbol, une route-paysage qui ne laisse aucune place aux mobilités douces et qui présente un caractère routier peu qualitatif et dégradé : glissière métallique, mur en béton hétéroclite.

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