Atlas des paysages des

Alpes-Maritimes

Indiquez le nom d’une commune pour découvrir à quelle(s) unité(s) paysagères, elle appartient…

Carte interactive des paysages

Le département des Alpes-Maritimes est composé d’une grande diversité de paysage, du littoral à la haute montagne, des vallées aux plateaux, de la ville à la campagne. Quatorze grands ensembles de paysages des Alpes-Maritimes ont été délimités par une approche à la fois géographique, géologique et écologique. Pour explorer les paysages des Alpes-Maritimes, il vous suffit de cliquer sur le grand ensemble de votre choix.

Pourquoi un atlas des paysages ?

Depuis la Loi Paysage de 1993, et la Convention Européenne du Paysage en 2000, la France s’est engagée dans la mise en œuvre d’Atlas départementaux des paysages devant, à terme, couvrir l’ensemble du territoire. L’objectif de la démarche est de travailler, dans une approche paysagère transversale, sur les problématiques d’aménagement des territoires visant à préserver durablement la diversité des paysages français et à contribuer à l’amélioration globale du cadre de vie.

Outil de connaissance pour les services de l’État, les collectivités territoriales, les bureaux d’études, les architectes, les urbanistes, le CAUE et autres acteurs du territoire depuis plus de 25 ans, l’Atlas des Paysages des Alpes-Maritimes méritait d’être actualisé, d’une part pour mesurer l’évolution en un quart de siècle, et d’autre part pour prendre en compte les nouveaux enjeux du territoire tels que la transition énergétique et les effets des changements climatiques.

Lancée en octobre 2023, cette actualisation vise à nourrir les réflexions contemporaines sur le cadre de vie et l’attractivité du département, l’urbanisme, la prise en compte de la biodiversité et du développement durable, l’adaptation aux risques, le développement des énergies renouvelables, les mobilités décarbonées ou encore la mutation de l’agriculture.

L’Atlas départemental des paysages a pour objectif de mettre à disposition de chacun une connaissance précise des paysages du Département, qui doit nourrir les politiques qualitatives d’aménagement du territoire conduites par l’État, la Région, le Département ou les groupements de communes dans leurs prérogatives respectives. Il a aussi pour ambition d’être suffisamment précis, concret et illustré pour nourrir les façons de « faire » dans les actions quotidiennes entreprises par les services techniques, les entreprises privées, mais aussi les habitants et les scolaires, également acteurs du cadre de vie.

Agir individuellement 

Le paysage est l’expression la plus visible de la relation des hommes à leur environnement. À ce titre, c’est bien une affaire de culture. C’est souvent par méconnaissance ou par laisser-faire que les actions de transformations du territoire, quelles qu’elles soient, ignorent le contexte dans lequel elles sont appelées à s’inscrire. S’inscrire dans un paysage, pour une route, un quartier, une extension de village, une maison, un équipement, c’est déjà connaître et reconnaître l’existant : identifier les valeurs qui le composent pour les reprendre à son compte, les intégrer dans la conception et poursuivre ainsi l’œuvre de construction d’un cadre de vie agréable et durable. 

Dans un territoire largement modelé par les hommes, même dans les secteurs qui paraissent « naturels » comme les sommets ou les fonds marins, on ne part jamais d’une page blanche. Le paysage est là, constitué, capable d’évoluer – c’est sa nature -, mais porteur aussi d’une personnalité qui fait de chaque site un cas particulier qui mérite cette attention à l’existant. L’Atlas, dans sa meilleure acception, a vocation à être source d’inspiration pour agir à bon escient. 

 

Agir collectivement 

Le paysage est aussi une affaire de culture partagée. Il n’est la préoccupation principale de personne, mais est le produit dérivé d’un grand nombre d’actions menées par beaucoup de monde. Le maire qui étend sa commune et qui l’aménage, l’habitant qui dépose son permis de construire, qui repeint ses volets ou qui refait sa clôture, l’agriculteur qui produit, l’entrepreneur qui s’implante, l’ingénieur et le technicien qui redessinent la route ou installent des éoliennes, l’État, la Région, le Département et les collectivités locales, qui réglementent, investissent et subventionnent dans les domaines de l’économie, du logement, de l’environnement, des infrastructures, de l’énergie et des équipements, les associations qui prennent part aux débats et influent sur les décisions, sont chacun responsables de la qualité du cadre de vie. 

La construction d’un regard partagé sur la qualité du territoire aide à agir, évite les blocages et les confrontations souvent caricaturales entre « protecteurs » et « aménageurs ». Il passe par la mise à disposition d’une connaissance précise là encore accessible à tous. C’est bien la vocation de l’Atlas que de contribuer à construire ce regard. 

L’Atlas a vocation à préparer la définition d’objectifs de qualité paysagère et leur mise en œuvre, tels que le prévoit la Convention Européenne du Paysage.

Avec un grand nombre d’acteurs de l’aménagement, le territoire des Alpes-Maritimes ne peut pas être la seule résultante hasardeuse des actions des uns et des autres. Les meilleurs musiciens rassemblés en un même lieu produisent un épouvantable capharnaüm, malgré leur talent individuel, s’ils n’ont pas de partition commune. Il en va de même pour le cadre de vie. Au-delà de la mise à disposition d’une connaissance, l’Atlas a ainsi également vocation à préparer un projet d’avenir pour la qualité du territoire, ainsi que pour sa résilience et son adaptation aux grandes transitions à l’œuvre actuellement (climatique, écologique, agricole, énergétique), qui orientent les actions, les harmonisent et leur donne sens.

Nous devons aujourd’hui collectivement répondre à de multiples défis, qui participent tous à l’évolution de nos paysages : changements climatiques, fragilisation du vivant, raréfaction des ressources, accroissement des risques, etc. Des transitions profondes sont à l’œuvre, et nous devons nous y adapter en changeant nos modes de vie.

Parce qu’il est le révélateur de nos modes de vie, le paysage devient un levier, un objet partagé pour aborder le pari de la Transition. Le paysage est un biais pour s’engager, se projeter dans un avenir plus enthousiasmant faisant émerger des espaces sobres et décarbonés où les ressources sont notre bien commun à tous.

Construire l’avenir des paysages des Alpes-Maritimes dans le cadre de l’Atlas, relève d’une démarche citoyenne, globale – celle du département – mais aussi locale – celles des EPCI. L’échelle globale départementale permet d’amorcer des politiques structurantes pour l’avenir des paysages littoraux, la reconnaissance des paysages de l’arrière-pays ou la résilience face aux risques. L’échelle des Communautés de communes invite à des actions plus concrètes de réhabilitation des centralités, de protection de vallons et de continuités écologiques, d’aménagement de routes et d’espaces publics, etc.

À travers ces différentes échelles, l’Atlas cherche à préparer un projet d’avenir qui oriente les actions, les harmonise et leur donne sens : une contribution à la construction d’une vision d’avenir et non pas seulement d’un regard figé sur le paysage.

Comment utiliser l'atlas ?

L’Atlas se construit selon CINQ grandes parties

L’ORGANISATION DES PAYSAGES propose une analyse du Département, depuis une approche régionale jusqu’à la définition des grands ensembles de paysages. Elle y expose les fondements départementaux : reliefs, géologie, hydrologie, espaces naturels, agriculture, urbanisation, routes, et aboutit à une carte synthétique des paysages.

LES GRANDS ENSEMBLES ET LEURS UNITÉS DE PAYSAGE permettent une lecture à la fois sensible et critique. Pour chaque grand ensemble, les fondements naturels et humains sont analysés sous un angle géographique et historique, jusqu’à leur découpage en unités de paysage. À cette échelle fine, une analyse critique est menée, intégrant :

LES FICHES THÉMATIQUES, détaillent les politiques sectorielles liées au paysage et leurs enjeux spécifiques. Elles en dégagent des principes d’action qui esquissent une vision prospective pour les paysages du Département. Ces fiches thématiques s’appuient sur des verbatims d’ateliers réalisés dans le cadre de la réalisation de l’Atlas des paysages, avec des acteurs du territoire.

LA SYNTHÈSE DES ENJEUX est une cartographie synthétique des enjeux de paysage à l’échelle du Département.

LA CARTOTHÈQUE / PHOTOTHÈQUE est une galerie de l’ensemble des images de l’Atlas des paysages.

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— Charles Ange Ginésy, Président du Département des Alpes-Maritimes

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